N°37 Pauvreté, contrôle social et (dé)stigmatisation - tome 2
S
P
L
S
elon l’avis et le rapport du CES, « la grande précarité est un obstacle aux droits de
l’homme car à travers l’irrespect des droits fondamentaux, il est porté atteinte au droit
de vivre dans la dignité ». Ainsi, Danielle BILLY-ROUIS spécialiste française en Santé
publique) pointe dans un article une série de droits fondamentaux qui se révèlent, si pas
sciemment bafoués, tout au moins fortement écornés par le regard « bienveillant » des
professionnels porté sur la personne, ses ressources et son mode de (sur)vie. Elle relève
entre autres différentes répercussions négatives concernant :
La dignité de la personne et ses droits élémentaires : le respect de la famille dépend des
qualités attribuées aux parents par les services sociaux, administratifs et judiciaires.
Plus les familles sont pauvres, moins elles ont la possibilité de se défendre, souvent « elles
sont livrées à bien des abus de pouvoir de la part d’autorités, même parfois à un niveau
administratif très modeste ». Les souffrances physiques et morales qui en découlent
menacent l’intégrité familiale, leur volonté d’assumer leurs responsabilités éducatives et
leur liberté de conscience.